En ce moment, je dois être à peu près aussi hagarde que les petits bonshommes que je dessine. En plus je suis toute dégueu, puisqu'on ne peut plus se servir de l'eau à l'internat depuis hier (bouchon -> innondation -> dégats des eaux => tout un programme...). Résultat, je pue, mon système gastrique sert de réservoir à matière putride, et je suis obligée (ainsi que mes congénaires) de me laver les dents dans les chiottes du batiment A (le batiment général, pour schématiser). Mais non, pas dans les chiottes, dans le lavabo à coté...faites pas chier, je suis suffisamment de mauvais poil comme ça. La prépa m'indispose, tout comme l'Esprit Prépa, surtout à l'idée du DS de philo samedi (pro-blé-ma-ti-sez!), et du concours blanc la semaine prochaine, et de la khôlle d'allemand entre les deux.
Surtout quand la seule chose que je trouve à faire, c'est me dire que tiens, on est (était) le six décembre, que ci, que ça, que pour les uns cette date représente des trucs, pour d'autres d'autres choses, mais qu'après tout, c'est qu'un six décembre banal (d'ailleurs il m'est rien arrivé, sauf peut-être le FRAC et le match sup4-sup5), mais que le plus flippant finalement, c'est que l'on soit six milliards de fucking human being sur cette terre, et peut-être même si milliards à se tenir le même genre de propos stupides. On est six milliards de corps indépendants, inutiles, ayant chacun un point A et un point B à chacun des instants de leur vie et que ce sont six milliards de points A et six milmliards de points B différents, et que pendant que je pense ça, il y a des gens qui sont en train de baiser, des enfants et des femmes qui se font battre, des militaires qui éxécutent des civils, et que finalement, les évènements appris bêtements par coeur dans les cours d'histoire ne sont qu'un concours de circonstance des interactions de plus ou moins de vies humaines, avec quelques napoléons mais surtout beaucoup de pousioux et que, bordel de merde, je sais plus ce que je dis tellement l'échelle est énorme et que le tout c'est en fait plein de chacuns. -respire!-
Ca me rappelle un petit livre que j'ai lu ya pas si longtemps et qui s'appelle Novocento, Pianiste, ou un truc comme ça je crois, où Novocento donc est né et a grandi en mer. Un jour que (au fait, ma syntaxe vous emmerde) (j'allais oublier...) il se dit que peut-être il va essayer de descendre à terre, un jour dans sa vie, il fait demi-tour au dernier moment, complètement pétrifié par l'immensité et la foultitude de choix possible sur terre, tous ces gens, comment choisir ceux que l'on va connaître, comment savoir si c'est lui ou elle le bon, ...aaaaah!
Bref.
En ce moment je rétrograde peut-être. Liquide absolu. J'ai pas cours cet après-midi.