Je crois que j'ai fait une des choses les plus stupides que j'aurai pu faire en ce moment.
J'ai lu Maus.
Comme si Céline suffisait pas. Je l'ai lu en plusieurs fois, mais bon, faudrait pas imaginer que ça puisse altérer la force du truc. Je vous en parle parce que il faut que ça sorte. Je sais, c'est des trucs que l'on sait sur la guerre, les camps, tout ça. Mais on n'imagine jamais. Là dedans on le vit un peu plus. C'est dégueulasse.
Vivement la géo. On va faire des cartes, ça me changera les idées.
(Je vous conseillerai pas de le lire, malgré cela tous mes remerciements à Art Spiegelman)
(C'est vrai qu'en lisant ça on comprend mieux le désir de recommencer [pas les horreurs, hein! la vie après...] [référence à mes cours d'allemand et littérature en fait] [heureusement que je me relis après] avec une nouvelle langue, tellement les mots paraissent dérisoires, tellement les mots utilisés là paraissent trop salis, et tellement il n'y a même pas de mots pour en parler, et pour signifier ce que ça a été.)
Plus le temps nous sépare de tout ça, plus j'ai l'impression que, dans la tête des gens, c'est moins grave, comme si la mer du temps polissaient les souvenirs de ceux qui en sont revenus. Mais, objectivement, même après soixante ans, ça n'a pas perdu de son. de sa.
Putain je sais pas j'ai pas de mots.