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baise m'encor, baise et rebaise

baise m'encor, baise et rebaise
Je voulais vous faire un article. En fait au début je voulais pas, j'avais la flemme, je ne m'imaginais pas taper sur un clavier, tout comme ce matin il me semblait impensable que mes jambes arrivent encore à me porter.
Et pourtant, me voici. J'ai supporté cinq heures de cours. Qui ont d'ailleurs elles-même sans doute alimenté mon envie d'écrire ici, juste assez pour contrebalancer ma flemme.
J'avais, ces jours derniers, des choses à vous dire, mais, exposé d'histoire et Cid aidant, elles ne sont plus les mêmes à présent (ou : champi découvre que le monde évolue). Bref. Je suis sûre que vous êtes impatients de connaître le fin mot de cet exposé sur Mendès France. Je n'aurai qu'une chose à vous répondre : treize.
Et treize, avec lui, c'est pas mal. On a légèrement dépassé au niveau du temps, mais surtout on a clairement manqué de recul sur certains points. Mais treize c'est pas mal. Perfectible, mais honorable je crois. Et quand le prof a repris l'exposé, en deuxième heure, comme un cours quoi, là je me suis dit : mais comment il fait lui pour que tout tienne (plus les annecdotes que j'avais volontairement rayées de mes notes pour gagner du temps) et qu'en plus ce soit intéressant ....? Réponse : je sais pas, mais bon, il faut bien qu'il soit le prof pour une bonne raison. Voilà la bonne raison. Je sais que ma syntaxe sur cette dernière phrase laisse franchement à désirer, mais que voulez-vous, on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie.
Bref.
En fait je profite qu'on soit maintenant et que les autres soient en cours (moi je n'ai pas cours ; je ne sèche pas quoi.) pour geeker tranquillement de la sorte, parce qu'après ils me disent que je suis tout le temps sur un pc (schiouu) et que je ne travaille pas. Ce qui est partiellement vrai. Mais j'aime pas qu'on m'en fasse la remarque.
Rendez-vous compte : demain soir je suis en vacances. C'est génial non ? Regardez comme je suis réjouie ! (...) Nan en fait je suis très blasée puisque les vacances vont surtout vouloir dire "ne pas bosser à l'internat mais bosser à la maison". Premier problème : il faut bosser. Second problème : je sais pertinement qu'à la maison ma force d'inertie se trouve multipliée par sept environ, je ne fais pas grand-chose, CQFD.
Fort heureusement il y a à Tours une bibliothèque, alors je sais ce qu'il me reste à faire.
(Que de malheureusement je n'aurai même pas le loisir de me pointer dans les vosges !) (J'auto-ruine mes projets de conquête du monde) (C'est une catastrophe.)

"-Dis Cortex, qu'est-ce qu'on fait ce soir ?
-La même chose que chaque soir, Minus : tenter de conquérir le monde !"

(Au passage, je me demandais : la voix de Cortex, c'est pas celle du savant fou de retour vers le futur ?)
(diantre, que de références...)

Bref.
Hier j'ai assisté à une représentation du Cid. Pièce jouée, rejouée, surjouée, interprétée, intégrée, désintégrée, apprise par coeur par des générations d'écolier depuis quatre siècles, mais dont on peut toujours faire quelque chose de nos jours. Je l'ai trouvée plate et désagréable. On avait envie de fracasser Chimène, de secouer le roi, de relever le père de Rodrigue, bref, s'té pas la joie. Je suis sortie de là, vaguement dégoûtée d'un texte qu'à la lecture j'avais trouvé assez merveilleux, presque imperfectible. La seule chose qui sauvait la pièce était le jeu de Nazim Boudjenah (j'espère ne pas écorcher son nom), aperçu quelques semaines plus tôt dans le faust nocturne, qui avait une présence et une énergie indéniable, et dont l'interprétation qu'il faisait de Rodrigue correspondait assez bien à cette vision de vrai héros (=complètement malgré lui) que je pouvais avoir après lecture.
Mais (et c'est là que ça devient intéressant, partez pas) ce matin, notre professeuse de français nous avait organisé un entretien avec Wissam Arbach (je m'auto-administre une claque magistrale si j'ai égratigné cet autre nom, soyez-en certain), le metteur en scène de cette enième représentation du Cid. J'étais assez curieuse de savoir ce qu'il pourrait bien nous en dire, et ma foi, ma curiosité a été comblée. Il nous a patiemment expliqué le pourquoi de sa démarche, que l'envie de donner des baffes à Chimène était faite exprès, que le roi n'avait aucune autorité, que don Sanche était un espèce d'horrible pervers, que si Rodrigue menaçait chacun avec son épée c'est que finalement il ne savait pas bien quoi en faire, bref, conversation dérivant, tout le reste aussi (...) De sorte que les questions bêtement matérielles type : pourquoi des escaliers ? Pourquoi vous avez mis des bougies ?, bref, le genre de questions qui sont autant de signes que votre auditoire n'a rien à vous dire, mais que bon, maintenant que vous êtes là, prenez une chaise et asseyez vous, on va voir ce qu'on peut faire, ne nous sont même pas venues à l'esprit.
Pour conclure, même si Chimène est toujours aussi agaçante ("mais dis-le que tu l'aimes, bordel!"), on sait pourquoi (au cas où tout le monde aurait oublié, je résume : son amoureux vient d'éventrer son père), et ceci n'est qu'un exemple de ce que ces explications ont permis d'appréhender autrement qu'avec nos yeux de lecteurs de romans.
Je n'en trouve Rodrigue que meilleur, même si cependant je trouve que l'acteur jouant son père (un ponte, je sais : 82 ans, il jouait Rodrigue sous Villar, avanc Gérard Phillipe, en 1948) faisais chier (n'ayons pas peur des mots) en se soustrayant de manière apparente à ce qu'aurait pu lui dire le metteur en scène. Jeu qui tenait plus du caprice que de la personnalité : on ne voyait plus que lui tellement il tranchait avec les autres (qui ont tous des univers différents, oui, je sais ça aussi, mais qui eux font un effort de cohérence globale). Un peu un jeu type paulinien (bien sûr que si que vous voyez de quoi je parle).

Ploum-ploum.
J'ai du boulot pour demain alors je vais pas tarder à aller le faire. Je risque fort de m'ennuyer ce soir parce que mes deux collocs (celle de ma chambre et celle de la chambre d'en face) ne sont pas là. C'est une catastrophe. Peut-être que je pourrais en profiter pour aller dormir. C'est vrai quoi, ces derniers temps, ouvrir les yeux était si laborieux...je me tâte.
En plus ce samedi je n'ai pas de ds mais je ne rentre pas vendredi. *panne de son panne d'image* (-ouais c'est l'idée)

A quoi ça sert d'écrire des articles à la forme et au contenu tellement alambiqués et tellement peu soignés que personne ne va les comprendre ?
Tiens, ça me fait penser : j'ai enfin trouvé, grâce au gallinacée préféré de mon frère, une jolie phrase pour illustrer le concept qui m'est si familier (à savoir thèse-antithèse-antithèse-antithèse-antithèse-antithèse-antithèse-antithèse-antithèse-...) :
Il faut se poser des questions sur les questions que l'on se pose.
Ca a l'air con comme ça, mais je vous jure que

Non j'ai décidé que je ne finissais pas ma phrase. Parce que J'AI PAS ENVIE DE ME JUSTIFIER.




Bon bin, to be continue.
Surtout qu'il est bientôt l'heure que ma colloc rentre et que j'ai pas envie de me faire surprendre ici.
J'vous aime.









Et une demie heure après, la même, avec une demie-heure de plus.
Je me traîne un méchant cafard ce soir, je vous raconte pas (vous vous en foutez de toute manière, je me trompe ?). Et, là où s'illustre le fait que je suis une vraie fille, c'est que JE SAIS MEME PAS POURQUOI !
Reflexion faite, ça me le fait à chaque vacances. La rupture du rythme, du contact avec les gens, avec les inconnus aux visages amis que je ne peux plus voir pendant quelques temps, tout ça... C'est puérile. On peut pas vraiment dire que la solitude m'effraie, mais me retrouver abandonnée et face à la triste réalité de mon asociabilité me pèse. Je pourrais faire plus attention aux autres, je pourrais avoir des contacts avec des gens, si je voulais bien m'en donner la peine et puis arrêter de faire la gueule et de parler à mon radiateur (qui est froid, comble du comble.).
Ca m'épuise. C'est paradoxal, parce que j'aime communiquer (la preuve, vous lisez cet article), parler aux gens, mais dans la mesure où je ne les connais pas, et où je ne suis pas appelée à les revoir (sauf exceptions). Dès qu'il s'agit de camarades de classe, par exemple, c'est bien plus compliqué et nécessite le triple d'efforts chez moi. Peut-être justement parce qu'il y a une suite possible.
...Et pou-r le reste j'ai oublié, je reviendrai plus tard.


Nan mais en fait s'té coule, j'ai joué à question pour un champion, je me suis faite incruster au repas de classe des sup4, après on a picolé du jus de litchi (et de goyave), et puis y'avait clément, alors hop, c'est coule tout ça li zamis. Voalaaaa....comme qui dirait ça sent les vacances à plein nez... Toutes les sup sont en repas de classe (tiens même que j'ai aperçu Binouze, mais bon, pas le temps de m'arrêter pour me présenter), même les littéraires qui sont en BDL (une sorte de repas de classe, mais en moins bien) (moi ? l'ASKO ? oh oui, j'aime !)...bon, certes, les spés sont tous en pleines révisions acharnées pour leur concours, mais nous... en plus ce soir à pothier c'est la fête puisque il y a un concert qui fait du bruit (même qu'avec les murs qui tremblent je plainds les <-spés-> garçons qui auraient voulu travailler, ou juste dormir, juste au-dessus, ou dans la totalité du bâtiment...)
Bonne nuit à toi humanité aimée...! (oui ce soir je suis d'humeur plaisante)


râh il est coule Jacques, grâce à lui j'ai gagné à question pour un champion !
bon sinon je vais faire mon sac !

# Posté le jeudi 12 avril 2007 08:43

Modifié le vendredi 13 avril 2007 14:38

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